Procédés MIG/MAG/GMAW/Les variantes
Les grandes familles de variantes-(STT, RMD, CMT, ColdArc, Cold Weld, WiseRoot)-(ForceArc, HPS, PCS)-(TIME, Rapid Arc, Rapid Melt, Rapid Processing, LINFAST®, Tandem, TIME Twin)
Le procédé de soudage MIG/MAG (GMAW) est aujourd’hui l’un des procédés les plus utilisés dans l’industrie, en raison de sa polyvalence, de sa facilité de mécanisation et de ses performances en productivité.
Depuis les années 1980, ce procédé a connu des évolutions majeures grâce aux progrès des sources de courant à onduleur, du pilotage numérique des formes d’onde et des systèmes d’alimentation en fil.
Ces évolutions ont conduit à l’apparition de nombreuses variantes, que l’on peut regrouper en quatre grandes familles, chacune répondant à des objectifs industriels spécifiques.
1) Les variantes à faible énergie
Ces procédés sont conçus pour réduire l’apport thermique tout en conservant une bonne stabilité d’arc et un transfert de métal maîtrisé.
Ils reposent sur un contrôle très précis du courant pendant les phases de court-circuit et de transfert des gouttelettes.
Objectifs principaux
- limiter les déformations,
- éviter le perçage sur tôles fines,
- améliorer la qualité des passes de fond,
- réduire les projections.
Applications typiques
- tôles fines (à partir de 0,5 mm),
- racines de tuyauterie,
- assemblages sensibles thermiquement,
- matériaux difficiles ou dissemblables.
Exemples de procédés
STT, RMD, CMT, ColdArc, Cold Weld, WiseRoot.
2) Les variantes à forte pénétration
Ces procédés visent à obtenir une pénétration plus profonde et plus concentrée, afin de réduire les préparations et le nombre de passes.
Ils exploitent les possibilités des générateurs modernes pour produire des arcs plus énergétiques et mieux focalisés.
Objectifs principaux
- diminuer l’angle d’ouverture des chanfreins,
- réduire le nombre de passes,
- augmenter la productivité globale,
- améliorer la compacité du joint.
Applications typiques
- assemblages bout à bout,
- fortes épaisseurs,
- fabrication de structures soudées lourdes.
Exemples de procédés
ForceArc, HPS, PCS.
3) Les variantes à forte productivité
Ces variantes ont été développées pour répondre à une exigence majeure de l’industrie :
augmenter les vitesses de soudage et les taux de dépôt.
Elles reposent sur :
- des vitesses de dévidage élevées,
- des paramètres optimisés,
- des gaz de protection spécifiques,
- et parfois l’utilisation de deux fils électrodes.
Objectifs principaux
- déposer plus de métal en moins de temps,
- réduire les temps opératoires,
- améliorer la rentabilité des fabrications.
Applications typiques
- construction métallique,
- chaudronnerie lourde,
- construction navale,
- fabrication en série ou robotisée.
Exemples de procédés
TIME, Rapid Arc, Rapid Melt, Rapid Processing, LINFAST®, Tandem, TIME Twin.
4) Les procédés spécialisés
Certains procédés ont été développés pour répondre à des applications spécifiques ou à des contraintes particulières.
Ils se distinguent souvent par une cinématique originale du fil ou de l’arc.
Objectifs principaux
- souder en chanfrein étroit,
- améliorer le mouillage des bords,
- contrôler finement la pénétration,
- réduire fortement les volumes de métal déposé.
Applications typiques
- joints étroits (narrow gap),
- assemblages à forte épaisseur,
- applications à forte contrainte géométrique.
Exemple de procédé
Spin Arc.
Conclusion
Les nombreuses variantes du procédé MIG/MAG ne constituent pas des procédés totalement nouveaux, mais plutôt des évolutions technologiques visant à adapter le soudage aux exigences industrielles modernes :
- qualité métallurgique,
- productivité,
- réduction des coûts,
- maîtrise des déformations.
Le choix de la variante dépend toujours du compromis recherché entre énergie apportée, pénétration, vitesse de soudage et qualité du joint.
À suivre dans le blog
Dans les prochains articles, chaque famille sera détaillée :
- Variantes à faible énergie (STT, CMT, RMD…)
- Variantes à forte pénétration (ForceArc, HPS, PCS)
- Variantes à forte productivité (TIME, Tandem…)
- Procédés spécialisés (Spin Arc)